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| "La Bolangerie" de la rue Genive - Arles, août 2011 |
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dimanche 16 octobre 2011
La "Bolangerie" d'Arles
J'ai enfin eu un petit moment pour développer le négatif et faire quelques tirages papier des photos prise à Arles cet été durant les Rencontres photographiques. Nous logions dans le joli quartier de la "Roquette", ça ne s'invente pas :-) . Il n'y a pas grand chose de montrable dans mes images de cet été mais j'ai un faible pour la boulangerie (et son enseigne) située tout près de notre appartement.
mercredi 14 septembre 2011
Reportage à la brasserie artisanale d'Uberach
Les vacances et leur lot de photos souvenir prises sur la plage sont loin, il est maintenant grand temps de faire un peu de "vraie" photo avant de me lancer dans le projet qui me guidera toute l'année. (Un grand projet qui, comme vous le savez... m'échappe complètement et dont je n'arrive jamais à définir les contours.)
Pour aujourd'hui je vous propose un petit reportage réalisé avec l'EOS 350D ce matin à la brasserie artisanale d'Uberach. C'est un lieu dans lequel je voulais depuis longtemps me rendre pour faire des images, une amie connaît bien le patron de la brasserie, quelques coups de fils et me voilà !
Bon, ce ne sont pas les images du siècle mais je trouve que le rendu des matières sur certaines photos est assez intéressant. Je n'avais bien entendu pas envie de travailler avec flash mais bien d'utiliser la belle lumière qui entrait par les baies vitrées pour travailler le rendu des lumières, quelques fois à contre jour. Bref, en vrai pro, j'ai travaillé en mode RAW et "available light" :-)))
Dommage que cependant pour le traitement du sujet que j'aurais aimé plus complet. Pour cela il aurait fallu tomber un jour où on assiste vraiment au travail de brassage de la bière ce qui n'était malheureusement pas le cas aujourd'hui.
Pour me faire une idée de ce que cela donnerait en argentique j'ai converti certaines images en noir et blanc :
Un grand merci à toute l'équipe de la brasserie, particulièrement accueillante et sympathique !
Pour aujourd'hui je vous propose un petit reportage réalisé avec l'EOS 350D ce matin à la brasserie artisanale d'Uberach. C'est un lieu dans lequel je voulais depuis longtemps me rendre pour faire des images, une amie connaît bien le patron de la brasserie, quelques coups de fils et me voilà !
Bon, ce ne sont pas les images du siècle mais je trouve que le rendu des matières sur certaines photos est assez intéressant. Je n'avais bien entendu pas envie de travailler avec flash mais bien d'utiliser la belle lumière qui entrait par les baies vitrées pour travailler le rendu des lumières, quelques fois à contre jour. Bref, en vrai pro, j'ai travaillé en mode RAW et "available light" :-)))
Dommage que cependant pour le traitement du sujet que j'aurais aimé plus complet. Pour cela il aurait fallu tomber un jour où on assiste vraiment au travail de brassage de la bière ce qui n'était malheureusement pas le cas aujourd'hui.
Pour me faire une idée de ce que cela donnerait en argentique j'ai converti certaines images en noir et blanc :
Un grand merci à toute l'équipe de la brasserie, particulièrement accueillante et sympathique !
dimanche 24 juillet 2011
Les parapluies de Salzburg
Quand on part en vacances on a forcément une petite idée photo dans la tête. Et puis... quelques fois un imprévu fait que les choses ne se passent pas forcément comme on le pensait au départ. Alors on fait appel à ses souvenirs du cours, on repense à la "street" et aux séances de "shooting" dans la rue dont nous avons eu de nombreux exemples.
L'idée est de se mettre en embuscade dans la rue et de trouver un sujet commun entre les passants et d'exploiter ce thème ou ce motif. A Salzburg cet été, compte tenu de la météo, le fil rouge entre chaque image n'était vraiment pas bien difficile à trouver. Ok. J'en parle à ma fille cadette qui a un petit numérique et très envie de prendre des images et tout cela devient un nouveau jeu pour parcourir la ville. Au final nous récoltons 300 images dont voici une synthèse :
Je vous souhaite de très bonnes vacances à Tous ! :-)
L'idée est de se mettre en embuscade dans la rue et de trouver un sujet commun entre les passants et d'exploiter ce thème ou ce motif. A Salzburg cet été, compte tenu de la météo, le fil rouge entre chaque image n'était vraiment pas bien difficile à trouver. Ok. J'en parle à ma fille cadette qui a un petit numérique et très envie de prendre des images et tout cela devient un nouveau jeu pour parcourir la ville. Au final nous récoltons 300 images dont voici une synthèse :
Je vous souhaite de très bonnes vacances à Tous ! :-)
lundi 11 juillet 2011
Recherche de cadrage autour d'un bureau de poste jaune
Plein, plein, plein, j'ai plein d'idées photo en tête. Est-ce l'effet des vacances qui approchent ? En tout cas y en a pour tous les moments de la journée et du soir : réalisation en numérique couleur, photos en noir et blanc, tirages papier que je n'ai pas encore réalisés, etc. Bon, ça fait vraiment beaucoup et je décide de commencer par un outil que j'ai laissé reposer depuis trop longtemps : l'EOS 350D.
Il y a quelques jours je suis tombé sur une annonce de concours photo organisé par l'association des Maires ruraux de France. Je n'ai bien sûr aucune prétention de réussite mais, habitant dans un village que j'aime bien et que j'ai envie de photographier, je me suis dit que ce serait une occasion de se lancer. Dans ce concours il y a sept thèmes possibles :
Pour l'organisateur ce concours est évidemment l'occasion d'illustrer la vie dans nos campagnes. Sans se limiter à une image type carte postale le traitement du sujet devra certainement s'attacher à souligner des éléments positifs du monde rural. Et y réfléchissant un peu entre l'école primaire, le collège, la mairie, je retiens le bureau de poste. "Lettre" égale "lien entre les personnes", "facteur", etc. un joli symbole. Le bâtiment vient justement d'être repeint en jaune soleil, ce sera mon premier sujet !
Voilà donc le bureau de poste en question. Nous sommes le matin et il est à contre jour. Peu importe, je suis ici pour chercher un cadrage et une histoire à raconter. La "vraie" photo viendra plus tard. Les images sont présentées sans retouche ni recadrage, il s'agit juste de rush pour voir s'il y a un sujet possible.
Un plan plus large :
Question "services publics" il y a quelques éléments intéressants : le bureau de poste, le poste à incendie, le début de fleurs qu'on devine sur le bas de l'image. On pourrait y ajouter les panneaux de signalisation, le passage pour piétons et même... la poubelle. Mais bon, ce n'est qu'une "illustration" du sujet, ça ne fait pas une photo.
Je change d'angle de prise de vue et j'utilise une focale plus longue pour écraser les plans et "rapprocher" le dépôt d'incendie du bureau de poste. Le banc pourrait faire un élément intéressant mais il n'y a personne pour s'asseoir dessus. C'est bof, je décide de poursuivre ma promenade et de revenir en fin de matinée :
Le soleil s'est déplacé dans le ciel et éclaire fortement le bâtiment. Les lumières sont trop dures, ce n'est pas bien grave pour l'instant car c'est un cadre que je cherche. J'aime bien cette idée : toujours le bureau de poste, toujours un panneau de signalisation qui cette fois-ci reprend les différents lieux importants du village, sur la droite il y a même un tracteur pour faire campagne :-) Mais dans l'ensemble il manque toujours une accroche pour entrer dans l'image.
Là ça me semble mieux. En se rapprochant encore du bureau de poste et en montant sur un plot pour avoir un peu de surplomb par rapport à la scène, l'image me semble plus dynamique et plus intéressante. Ne reste plus qu'à revenir quand la lumière sera plus favorable.
Retour donc le soir au même endroit à 20 heures (avec même un petit escabeau pour prendre l'image plus facilement, je serre les pouces et j'espère que personne ne me verra perché là-dessus) :
Le soleil a poursuivi sa course dans le ciel mais le bâtiment est déjà trop dans l'ombre et surtout on voit mon ombre sur le panneau. Autre petite déception : il manque le tracteur dans la cour de la ferme.
Pour le tracteur ce 'est pas bien grave, on est dans un village après tout, il suffit d'attendre il finira bien par en arriver un.
Là je l'entends qui arrive, il ralentit au coin de la rue, me voit et hésite à tourner pour ne pas gâcher ma photo. Je lui fais un petit signe, ça rigole sur l'engin, clic !
J'aime bien les quatre parties de l'image et le jeu des couleurs entre le jaune du bureau de poste, le vert de l'arbre, le panneau, le tracteur rouge et le flou de mouvement.
Je garde celle-là pour l'instant et j'essaierai de faire mieux un de ces prochains soirs.
Il y a quelques jours je suis tombé sur une annonce de concours photo organisé par l'association des Maires ruraux de France. Je n'ai bien sûr aucune prétention de réussite mais, habitant dans un village que j'aime bien et que j'ai envie de photographier, je me suis dit que ce serait une occasion de se lancer. Dans ce concours il y a sept thèmes possibles :
- Chers concitoyens
- Les métiers de la ruralité
- La ruralité insolite
- L’âme de mon village
- La ruralité vivante et dynamique
- La ruralité contemporaine
- Les services publics dans le monde rural
Pour l'organisateur ce concours est évidemment l'occasion d'illustrer la vie dans nos campagnes. Sans se limiter à une image type carte postale le traitement du sujet devra certainement s'attacher à souligner des éléments positifs du monde rural. Et y réfléchissant un peu entre l'école primaire, le collège, la mairie, je retiens le bureau de poste. "Lettre" égale "lien entre les personnes", "facteur", etc. un joli symbole. Le bâtiment vient justement d'être repeint en jaune soleil, ce sera mon premier sujet !
Voilà donc le bureau de poste en question. Nous sommes le matin et il est à contre jour. Peu importe, je suis ici pour chercher un cadrage et une histoire à raconter. La "vraie" photo viendra plus tard. Les images sont présentées sans retouche ni recadrage, il s'agit juste de rush pour voir s'il y a un sujet possible.
Un plan plus large :
Question "services publics" il y a quelques éléments intéressants : le bureau de poste, le poste à incendie, le début de fleurs qu'on devine sur le bas de l'image. On pourrait y ajouter les panneaux de signalisation, le passage pour piétons et même... la poubelle. Mais bon, ce n'est qu'une "illustration" du sujet, ça ne fait pas une photo.
Je change d'angle de prise de vue et j'utilise une focale plus longue pour écraser les plans et "rapprocher" le dépôt d'incendie du bureau de poste. Le banc pourrait faire un élément intéressant mais il n'y a personne pour s'asseoir dessus. C'est bof, je décide de poursuivre ma promenade et de revenir en fin de matinée :
Le soleil s'est déplacé dans le ciel et éclaire fortement le bâtiment. Les lumières sont trop dures, ce n'est pas bien grave pour l'instant car c'est un cadre que je cherche. J'aime bien cette idée : toujours le bureau de poste, toujours un panneau de signalisation qui cette fois-ci reprend les différents lieux importants du village, sur la droite il y a même un tracteur pour faire campagne :-) Mais dans l'ensemble il manque toujours une accroche pour entrer dans l'image.
Là ça me semble mieux. En se rapprochant encore du bureau de poste et en montant sur un plot pour avoir un peu de surplomb par rapport à la scène, l'image me semble plus dynamique et plus intéressante. Ne reste plus qu'à revenir quand la lumière sera plus favorable.
Retour donc le soir au même endroit à 20 heures (avec même un petit escabeau pour prendre l'image plus facilement, je serre les pouces et j'espère que personne ne me verra perché là-dessus) :
Le soleil a poursuivi sa course dans le ciel mais le bâtiment est déjà trop dans l'ombre et surtout on voit mon ombre sur le panneau. Autre petite déception : il manque le tracteur dans la cour de la ferme.
Pour le tracteur ce 'est pas bien grave, on est dans un village après tout, il suffit d'attendre il finira bien par en arriver un.
Là je l'entends qui arrive, il ralentit au coin de la rue, me voit et hésite à tourner pour ne pas gâcher ma photo. Je lui fais un petit signe, ça rigole sur l'engin, clic !
J'aime bien les quatre parties de l'image et le jeu des couleurs entre le jaune du bureau de poste, le vert de l'arbre, le panneau, le tracteur rouge et le flou de mouvement.
Je garde celle-là pour l'instant et j'essaierai de faire mieux un de ces prochains soirs.
lundi 13 juin 2011
Le Leviathan d'Anish Kapoor à la Monumenta
Petit retour sur le week-end à Paris le samedi 14 et dimanche 15 mai. Un menu très culturel avec des expos, des expos et... des restos :-) C'était un moment agréable où nous avons vu beaucoup de choses dont le "Leviathan" d'Anish Kapoor au Grand Palais à l'occasion de la Monumenta.
Pour la petite histoire je ne connaissais pas du tout cet artiste. Pour moi il s'agisssait d' "Anishka Poor" que j'imaginais être une jeune et ravissante artiste de l'Est. Ben non. "Anish Kapoor" est un homme, il a de 57 ans et il est originaire d'Inde. Tout faux donc.
"Inviter, chaque année, un grand artiste à créer une œuvre inédite. La rendre à la fois précieuse et accessible à tous, au cœur de la ville la plus visitée du monde, dans le cadre exceptionnel de la Nef du Grand Palais des Champs-Élysées à Paris. Le pari de MONUMENTA était aussi simple qu’ambitieux, et le succès croissant fut au rendez-vous des trois premières éditions, démontrant que la création contemporaine pouvait être appréciée à la fois de la critique et d’un large public.
C’est ce défi que relèvera à sa manière Anish Kapoor pour MONUMENTA 2011, du 11 mai au 23 juin. Figure de l’artiste universel, le sculpteur britannique né à Bombay fascine et enchante par ses œuvres à la croisée des univers, dont l’apparente simplicité de lignes, souvent atteinte par de remarquables prouesses technologiques, aussi bien que la force d’expression immédiate, transforment la façon de voir et de penser de ceux qui les parcourent du corps et du regard. Créer un choc esthétique et physique, une expérience colorée à la fois poétique, méditative et détonante, qui se mesure à la verticalité et à la lumière de la Nef, "cet intérieur plus grand qu’un extérieur" : ainsi pourrait-on résumer l’ambition d’Anish Kapoor, pour son retour à Paris, trente ans après sa toute première exposition, à l’occasion de MONUMENTA 2011."
Bon d'accord, mais concrètement ça ressemble à quoi ? Il s'agit d'une énorme masse gonflable qui occupe une bonne partie de l'immense espace du Grand Palais. Voilà une vue depuis l'intérieur de l'installation (oui, parce qu'en plus on peut se promener dedans !) :
La structure de la verrière du Grand Palais se dessine en ombres chinoises sur le Leviathan. La sensation est assez étrange, les bruits sont déformés et on a vraiment l'impression d'être à l'intérieur de la "bête".
Pour les vues de l'extérieur je vous propose deux tirages papier que je viens de réaliser. Question matériel toujours le même trio : EOS 100 - zoom 28-70 - HP5 400 asa.
Sur cette image on a une petite idée de la taille du Leviathan même s'il est impossible de photographier l'ensemble de l'immense structure. Côté tirage papier je n'ai pas cherché à améliorer l'image avec des masquages sous l'agrandisseur : pas le temps, pas le temps, pas le temps, priorité aux photos d'Istanbul pour l'expo de fin juin !
Le Leviathan et la structure du bâtiment du Grand Palais se marient particulièrement bien et se prêtent facilement à des images graphiques comme celle-ci :
Voilà, demain soir au cours photo je montrerai pour la première fois les tirages papier d'Istanbul. D'ici à l'expo de fin juin je devrais être en mesure de présenter entre cinq et sept images qui forment une série assez intéressante. Enfin je crois :-)
Pour la petite histoire je ne connaissais pas du tout cet artiste. Pour moi il s'agisssait d' "Anishka Poor" que j'imaginais être une jeune et ravissante artiste de l'Est. Ben non. "Anish Kapoor" est un homme, il a de 57 ans et il est originaire d'Inde. Tout faux donc.
Mais revenons au Leviathan, au Grand Palais et à la Monumenta. De quoi s'agit-il au juste ? Voilà ce qu'on apprend sur le site internet de la Monumenta :
"Inviter, chaque année, un grand artiste à créer une œuvre inédite. La rendre à la fois précieuse et accessible à tous, au cœur de la ville la plus visitée du monde, dans le cadre exceptionnel de la Nef du Grand Palais des Champs-Élysées à Paris. Le pari de MONUMENTA était aussi simple qu’ambitieux, et le succès croissant fut au rendez-vous des trois premières éditions, démontrant que la création contemporaine pouvait être appréciée à la fois de la critique et d’un large public.
C’est ce défi que relèvera à sa manière Anish Kapoor pour MONUMENTA 2011, du 11 mai au 23 juin. Figure de l’artiste universel, le sculpteur britannique né à Bombay fascine et enchante par ses œuvres à la croisée des univers, dont l’apparente simplicité de lignes, souvent atteinte par de remarquables prouesses technologiques, aussi bien que la force d’expression immédiate, transforment la façon de voir et de penser de ceux qui les parcourent du corps et du regard. Créer un choc esthétique et physique, une expérience colorée à la fois poétique, méditative et détonante, qui se mesure à la verticalité et à la lumière de la Nef, "cet intérieur plus grand qu’un extérieur" : ainsi pourrait-on résumer l’ambition d’Anish Kapoor, pour son retour à Paris, trente ans après sa toute première exposition, à l’occasion de MONUMENTA 2011."
Bon d'accord, mais concrètement ça ressemble à quoi ? Il s'agit d'une énorme masse gonflable qui occupe une bonne partie de l'immense espace du Grand Palais. Voilà une vue depuis l'intérieur de l'installation (oui, parce qu'en plus on peut se promener dedans !) :
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| Dans le Leviathan d'Anish Kapoor - Monumenta 2011 |
Pour les vues de l'extérieur je vous propose deux tirages papier que je viens de réaliser. Question matériel toujours le même trio : EOS 100 - zoom 28-70 - HP5 400 asa.
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| Leviathan - Anish Kapoor - Monumenta 2011 - scan du tirage papier 18x24cm |
Le Leviathan et la structure du bâtiment du Grand Palais se marient particulièrement bien et se prêtent facilement à des images graphiques comme celle-ci :
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| Leviathan - Anish Kapoor - Monumenta 2011 - scan du tirage papier 18x24cm |
samedi 4 juin 2011
Retour au sténopé : essais de temps de pause
Un petit retour au sténopé. L'objectif aujourd'hui est de déterminer le temps de pause moyen en extérieur par beau temps. Facile avec un appareil photo classique, un peu plus difficile en sténopé...
Toutes les images ont été réalisées sur du papier photo, en négatif donc. On prend l'image en extérieur, on retourne vite fait à la maison tremper le papier dans le révélateur, on observe attentivement le résultat, on recharge le sténopé et on ressort pour l'image suivante. A ce rythme on ne prend guère plus d'une image par heure :-)
Pour les présenter ici les négatifs papier ont été scannés puis mis en positif sur l'ordinateur.
Premier essai : 15 secondes de pause
Il s'agit du chantier derrière chez moi dans un espace légèrement ombragé. Le négatif est très noir, nettement surexposé. Transformé en positif pas de miracle, on distingue à peine la pelleteuse.
Deuxième essai : 12 secondes de pause
Nous sommes cette fois-ci pratiquement en plein soleil près d'une grange. Douze secondes c'est encore beaucoup trop, tout est surexposé. Cherchez bien, il y a quelqu'un qui se cache dans l'image :-)
Troisième essai : 10 secondes
Bon, oui, je sais, vous la connaissez par coeur cette Eglise. Ben j'y peux rien, c'est mon sujet du moment que voulez-vous ! Pour ce qui est de l'image ben c'était en plein soleil et... c'est cramé. Les curieux noteront l'ombre du photographe avec son trépied et sa boîte en carton. Je vous explique pas la tête des passants dans le village.
Quatrième essai : 8 secondes
Nous sommes cette fois-ci un peu plus à l'ombre, la boîte à sténopé est posée sur la table du jardin dont on voit le joli motif au premier plan. Sept ou huit secondes de pause, le résultat est légèrement sous-exposé.
Un autre essai à 8 secondes, ciel légèrement voilé, une image prise sous une serre. Là aussi c'est légèrement sous-exposé.
Le bilan
Dix secondes de pause pour un endroit légèrement à l'ombre devrait être un bon compromis. Pour ne photo prise en plein soleil il faudra certainement faire des essais autour de six secondes. Malheureusement ces temps de pause sont difficiles à reproduire. En effet, avec mon obturateur de fortune -un simple morceau de scotch-, faire des pauses aussi "courtes" n'est vraiment pas facile.
La solution ? Créer un obturateur plus efficace ou mieux : refaire un trou de sténopé plus petit. Le mien doit faire pratiquement un millimètre de diamètre, ce qui est nettement trop grand. D'une part un trou plus petit augmentera la définition de l'image et surtout pour moi il laissera passer moins de lumière et rallongera sensible le temps de pause. Ce qui laissera tout le temps à l'opérateur qui manipule le morceau de scotch de compter les secondes :-)
Toutes les images ont été réalisées sur du papier photo, en négatif donc. On prend l'image en extérieur, on retourne vite fait à la maison tremper le papier dans le révélateur, on observe attentivement le résultat, on recharge le sténopé et on ressort pour l'image suivante. A ce rythme on ne prend guère plus d'une image par heure :-)
Pour les présenter ici les négatifs papier ont été scannés puis mis en positif sur l'ordinateur.
Premier essai : 15 secondes de pause
Il s'agit du chantier derrière chez moi dans un espace légèrement ombragé. Le négatif est très noir, nettement surexposé. Transformé en positif pas de miracle, on distingue à peine la pelleteuse.
Deuxième essai : 12 secondes de pause
Nous sommes cette fois-ci pratiquement en plein soleil près d'une grange. Douze secondes c'est encore beaucoup trop, tout est surexposé. Cherchez bien, il y a quelqu'un qui se cache dans l'image :-)
Troisième essai : 10 secondes
Bon, oui, je sais, vous la connaissez par coeur cette Eglise. Ben j'y peux rien, c'est mon sujet du moment que voulez-vous ! Pour ce qui est de l'image ben c'était en plein soleil et... c'est cramé. Les curieux noteront l'ombre du photographe avec son trépied et sa boîte en carton. Je vous explique pas la tête des passants dans le village.
Quatrième essai : 8 secondes
Nous sommes cette fois-ci un peu plus à l'ombre, la boîte à sténopé est posée sur la table du jardin dont on voit le joli motif au premier plan. Sept ou huit secondes de pause, le résultat est légèrement sous-exposé.
Un autre essai à 8 secondes, ciel légèrement voilé, une image prise sous une serre. Là aussi c'est légèrement sous-exposé.
Le bilan
Dix secondes de pause pour un endroit légèrement à l'ombre devrait être un bon compromis. Pour ne photo prise en plein soleil il faudra certainement faire des essais autour de six secondes. Malheureusement ces temps de pause sont difficiles à reproduire. En effet, avec mon obturateur de fortune -un simple morceau de scotch-, faire des pauses aussi "courtes" n'est vraiment pas facile.
La solution ? Créer un obturateur plus efficace ou mieux : refaire un trou de sténopé plus petit. Le mien doit faire pratiquement un millimètre de diamètre, ce qui est nettement trop grand. D'une part un trou plus petit augmentera la définition de l'image et surtout pour moi il laissera passer moins de lumière et rallongera sensible le temps de pause. Ce qui laissera tout le temps à l'opérateur qui manipule le morceau de scotch de compter les secondes :-)
vendredi 3 juin 2011
Une Eglise en sténopé le jour de l'Ascension
Je suis toujours en train de tirer les images d'Istanbul en vue de l'expo de fin juin. Ce travail est très, très long mais j'ai décidé de publier ces images en une seule fois : cet article marquera la fin de cette année de cours et sera une belle synthèse des apprentissages de l'année : cadrage, lumière, exposition, développement du négatif et travail sous l'agrandisseur.
Un jeudi de l'Ascension. Il fait beau et il me reste dans les bacs un peu de produit de la veille. Je décide de de faire une petite image en sténopé de l'Eglise de Griesheim (suis-je influencé par la date ? Je ne crois pas, plutôt une envie de sortir un peu profiter de ce soleil et de cet agréable vent dans les arbres). Je mets le papier photo dans la boîte, je marche heureux vers l'Eglise, j'enlève le scotch noir qui sert d'obturateur et hop c'est dans la boîte !
Bon, l'image manque de contraste et de modelé. Après une soirée d'utilisation et une journée à l'air libre le révélateur est visiblement un peu fatigué. De plus le négatif est très sombre, il aurait fallu poser moins longtemps (20 secondes ? 15 secondes ?). Je suis d'ailleurs surpris par ce temps de pause aussi "rapide" comparé aux 15 minutes de mes précédents essais en intérieur ; j'utilisais alors des spots assez puissants pour éclairer la scène. Est-ce que cette importante différence d'exposition est liée à la différence de sensibilité du papier entre la lumière du soleil et celle des spots ?
Même si le résultat n'est pas exactement celui que j'attendais je suis toujours surpris par deux choses en sténopé :
- L'extrême simplicité des moyens mis en oeuvre pour obtenir une image (une boîte, un trou, un peu de papier photo et c'est tout !),
- Le champ absolument incroyable couvert par l'image. Vous pouvez comparer cette image à celle prise du même endroit avec un appareil argentique et un objectif de 28mm : "Vers la fin des difficultés en noir et blanc ?"
Un jeudi de l'Ascension. Il fait beau et il me reste dans les bacs un peu de produit de la veille. Je décide de de faire une petite image en sténopé de l'Eglise de Griesheim (suis-je influencé par la date ? Je ne crois pas, plutôt une envie de sortir un peu profiter de ce soleil et de cet agréable vent dans les arbres). Je mets le papier photo dans la boîte, je marche heureux vers l'Eglise, j'enlève le scotch noir qui sert d'obturateur et hop c'est dans la boîte !
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| Eglise de Griesheim - Sténopé de 30 secondes - 3 juin 2011 |
Même si le résultat n'est pas exactement celui que j'attendais je suis toujours surpris par deux choses en sténopé :
- L'extrême simplicité des moyens mis en oeuvre pour obtenir une image (une boîte, un trou, un peu de papier photo et c'est tout !),
- Le champ absolument incroyable couvert par l'image. Vous pouvez comparer cette image à celle prise du même endroit avec un appareil argentique et un objectif de 28mm : "Vers la fin des difficultés en noir et blanc ?"
A lire sur le même sujet :
dimanche 3 avril 2011
Exercice de composition : la règle des tiers
Ce jeudi soir nous avions une cours sur la composition des images et des exercices d'application. Voici deux images prises durant la soirée et analysées pour montrer les objectifs de ces prises de vue dont l'essentiel portait sur la règle des tiers. Pour faire vite cette règle de composition des images (aussi largement utilisée dans la peinture) consiste à placer les éléments clef de l'image sur les lignes qui séparent les tiers verticaux et horizontaux de la photo, ou sur les intersections de ces lignes.
Plus concrètement qu'en est-il sur les images prises jeudi soir ?
Petite précision avant de se lancer dans le vif du sujet : les photos ont été prises en mode RAW pour pouvoir avoir plus de dynamique pouvoir les retravailler, notamment la balance des blancs. Les images sont malheureusement plutôt sous exposées ou même avec un léger flou de bouger car même avec un trépied ce n'est vraiment pas facile de prendre des photos dans la rue de nuit.
Premier exercice : la composition en diagonale
Pour la première image il fallait réaliser une photo qui utilise les diagonales de l'image. Un classique dans ce genre de photo : trouver un endroit avec une belle perspective et utiliser un objectif grand angle pour marquer davantage encore les lignes de fuite.
Image brute, prise dans la rue au niveau du sol sur le trépied :
L'idée de cette image était de montrer les diagonales qui marquent un point de fuite pratiquement au centre de l'image. Recadrée et retouchée (balance des blancs, luminosité et saturation des couleurs) voilà ce que ça donne :
Ici le point de fuite est placé exactement au centre de l'image. Et si on plaçait ce point de fuite sur une des lignes de tiers de l'image quel serait le rendu de la photo ?
Nouveau recadrage en partant de l'image originale :
En plaçant le point de fuite sur le tiers inférieur de l'image la photo me paraît plus intéressante et plus dynamique que la précédente, c'est donc cette version que je conserve :
Deuxième exercice : le portrait
Pour ce deuxième exercice il fallait utiliser la règle des tiers pour réaliser un portrait. Nous promenant dans la rue à la recherche de points de vue intéressants nous passons devant ce salon de coiffure. Je demande à Philippe -mon compagnon de route pour cette soirée- de bien vouloir s'arrêter et prendre la pose. Voilà ce que ça donne :
J'ai retenu cette image parce qu'elle me semblait être un bon point de départ et avoir un certain potentiel : le personnage est placé sur une ligne de force sur le tiers gauche, les reflets de la vitrine sont assez drôles ainsi que le portrait du jeune homme affiché dans le salon de coiffure et l'air désabusé de Philippe.
Voyons ce que ça donne en retouchant un peu l'image (balance des blancs et augmentation de la luminosité générale de l'image) et en y plaçant nos lignes de force :
Sans être la photo du siècle il me semble que cette photo fonctionne bien et que le regard circule facilement entre les trois éléments principaux de l'image. Partant du personnage principal le regard monte vers l'enseigne du salon de coiffure puis redescend vers le modèle en photo dont le regard ramène vers le personnage principal :
Par ailleurs, différents éléments présents dans l'image font qu'on s'interroge à leur sujet :
L'enseigne d'abord : "Etre soi" avec le mention "Parce que vous êtes unique", tout un programme ! :-)
Les objets mécaniques ensuite, l'horloge du salon mais surtout l'appareil photo de Philippe (au passage pour voir les images réalisées avec ce superbe Rolleiflex vous pouvez voir le site de la chambre, comme par exemple sur cette page : Exercice sur le portrait : les images au Rolleiflex).
Enfin, les reflets me semblent intéressants, celui de la photo exposée dans le salon, mais surtout celui qui est à gauche du personnage principal et qui n'est autre que... le reflet de la devanture d'un magasin de lingerie, d'où cette couleur rose :-)
Pour tous ces arguments et malgré le léger flou de bouger je décide donc de garder cette image.
Et... merci à Philippe pour sa patience !
Plus concrètement qu'en est-il sur les images prises jeudi soir ?
Petite précision avant de se lancer dans le vif du sujet : les photos ont été prises en mode RAW pour pouvoir avoir plus de dynamique pouvoir les retravailler, notamment la balance des blancs. Les images sont malheureusement plutôt sous exposées ou même avec un léger flou de bouger car même avec un trépied ce n'est vraiment pas facile de prendre des photos dans la rue de nuit.
Premier exercice : la composition en diagonale
Pour la première image il fallait réaliser une photo qui utilise les diagonales de l'image. Un classique dans ce genre de photo : trouver un endroit avec une belle perspective et utiliser un objectif grand angle pour marquer davantage encore les lignes de fuite.
Image brute, prise dans la rue au niveau du sol sur le trépied :
| Canon EOS 350d - iso 200 - zoom position 18mm - f 3.5 - 0.3 sec |
Ici le point de fuite est placé exactement au centre de l'image. Et si on plaçait ce point de fuite sur une des lignes de tiers de l'image quel serait le rendu de la photo ?
Nouveau recadrage en partant de l'image originale :
En plaçant le point de fuite sur le tiers inférieur de l'image la photo me paraît plus intéressante et plus dynamique que la précédente, c'est donc cette version que je conserve :
Deuxième exercice : le portrait
Pour ce deuxième exercice il fallait utiliser la règle des tiers pour réaliser un portrait. Nous promenant dans la rue à la recherche de points de vue intéressants nous passons devant ce salon de coiffure. Je demande à Philippe -mon compagnon de route pour cette soirée- de bien vouloir s'arrêter et prendre la pose. Voilà ce que ça donne :
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| Canon EOS 350d - iso 200 - zoom position 23mm - F 3.5 - 0.4 sec |
Voyons ce que ça donne en retouchant un peu l'image (balance des blancs et augmentation de la luminosité générale de l'image) et en y plaçant nos lignes de force :
Sans être la photo du siècle il me semble que cette photo fonctionne bien et que le regard circule facilement entre les trois éléments principaux de l'image. Partant du personnage principal le regard monte vers l'enseigne du salon de coiffure puis redescend vers le modèle en photo dont le regard ramène vers le personnage principal :
Par ailleurs, différents éléments présents dans l'image font qu'on s'interroge à leur sujet :
L'enseigne d'abord : "Etre soi" avec le mention "Parce que vous êtes unique", tout un programme ! :-)
Les objets mécaniques ensuite, l'horloge du salon mais surtout l'appareil photo de Philippe (au passage pour voir les images réalisées avec ce superbe Rolleiflex vous pouvez voir le site de la chambre, comme par exemple sur cette page : Exercice sur le portrait : les images au Rolleiflex).
Enfin, les reflets me semblent intéressants, celui de la photo exposée dans le salon, mais surtout celui qui est à gauche du personnage principal et qui n'est autre que... le reflet de la devanture d'un magasin de lingerie, d'où cette couleur rose :-)
Pour tous ces arguments et malgré le léger flou de bouger je décide donc de garder cette image.
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| "Etre soi" |
lundi 28 mars 2011
Série de portraits "colorisés"
Ma fille a été sympa ce dimanche : me voyant en manque de photo et devant mon insistance elle a accepté une petite séance de pose.
Il faisait beau : on en a profité pour prendre l'air dans le jardin :-)
Malgré le soleil les couleurs et "l'ambiance lumineuse" d'une manière générale n'étaient quand même pas a top. J'ai mis les images en noir et blanc mais je trouvais que cela leur donnait un côté un peu trop sérieux et trop strict. Du coup j'ai "colorisé" les images en monochrome en essayant de me souvenir de la première leçon sur le cercle chromatique.
A passage, si quelqu'un connaît un synonyme de "coloriser" je suis preneur, je le trouve vraiment pas beau ce mot.
Il faisait beau : on en a profité pour prendre l'air dans le jardin :-)
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| Canon EOS 350d - zoom position 120mm - f 5.6 - 1/400 - 400 iso |
Malgré le soleil les couleurs et "l'ambiance lumineuse" d'une manière générale n'étaient quand même pas a top. J'ai mis les images en noir et blanc mais je trouvais que cela leur donnait un côté un peu trop sérieux et trop strict. Du coup j'ai "colorisé" les images en monochrome en essayant de me souvenir de la première leçon sur le cercle chromatique.
A passage, si quelqu'un connaît un synonyme de "coloriser" je suis preneur, je le trouve vraiment pas beau ce mot.
mercredi 16 mars 2011
Quelques images du camp du Struthof
Toujours à la recherche de mon thème pour l'expo du mois de juin j'ai décidé de faire aujourd'hui une sortie photo au camp du Struthof. Bon, je sais, il y a plus "léger" comme sujet mais j'avais ma petite idée (pour une fois). Après une visite vraiment passionnante de l'expo Anselm Kieffer au musée Würth ce week-end j'ai commencé à imaginer un travail sur les lieux de mémoire et le temps qui s'écoule. Ayant une matinée devant moi je voulais faire une première sortie de repérage sur ce sujet. Mais... quand ça ne veut pas, ça ne veut pas.
D'abord la météo. Hier était une assez belle journée j'espérais avoir une lumière assez favorable aujourd'hui. Raté, il fait gris et la lumière est vraiment plate. Ce n'est pas grave, je décide tout de même de maintenir ma sortie me disant que cette lumière pourrait au contraire convenir à un sujet aussi sombre.
Deuxième déconvenue : l'appareil photo. Je voulais prendre des photos en noir et blanc (ça s'impose) avec l'appareil argentique. Ben non, il refuse toujours désespérément de prendre des images, même après avoir changé la pile.
Troisième déconvenue : les images prises par le numérique. Me rabattant un peu en urgence sur l'EOS 350d j'en oublie quelques poussières sur le capteur. De plus la mise au point en autofocus est souvent prise en défaut... Au final très peu d'images et cette matinée n'est vraiment pas une réussite.
Voici tout de même quelques photos. Pour ce qui est du rendu des images en noir et blanc, je n'ai pas cherché à "dramatiser" les prises de vues, le lieu se suffit à lui-même...
Dernière déconvenue de la journée : en regardant ces images je me rends compte qu'elles ne montrent pas ce que j'espérais mettre en avant dans mon "projet", il me faudra donc trouver un autre sujet pour juin prochain :-(
D'abord la météo. Hier était une assez belle journée j'espérais avoir une lumière assez favorable aujourd'hui. Raté, il fait gris et la lumière est vraiment plate. Ce n'est pas grave, je décide tout de même de maintenir ma sortie me disant que cette lumière pourrait au contraire convenir à un sujet aussi sombre.
Deuxième déconvenue : l'appareil photo. Je voulais prendre des photos en noir et blanc (ça s'impose) avec l'appareil argentique. Ben non, il refuse toujours désespérément de prendre des images, même après avoir changé la pile.
Troisième déconvenue : les images prises par le numérique. Me rabattant un peu en urgence sur l'EOS 350d j'en oublie quelques poussières sur le capteur. De plus la mise au point en autofocus est souvent prise en défaut... Au final très peu d'images et cette matinée n'est vraiment pas une réussite.
Voici tout de même quelques photos. Pour ce qui est du rendu des images en noir et blanc, je n'ai pas cherché à "dramatiser" les prises de vues, le lieu se suffit à lui-même...
Dernière déconvenue de la journée : en regardant ces images je me rends compte qu'elles ne montrent pas ce que j'espérais mettre en avant dans mon "projet", il me faudra donc trouver un autre sujet pour juin prochain :-(
jeudi 3 février 2011
Autoportrait au tiroir : une image dans une boîte
Il me manque quelques produits pour développer les films noir et blanc : ils ne sont toujours pas arrivés par la poste et j'ai pourtant envie envie de faire de la photo. Ok, je me décide : pour aujourd'hui ce sera le sténopé. Je raconterai en détail dans un prochain article comment j'ai procédé, mais le principe est on ne peut plus simple : une boite en carton qui fait office de chambre noir, d'un côté un minuscule trou pour laisser entrer la lumière, de l'autre du papier photo pour enregistrer l'image. C'est tout, pas d'objectif, pas de diaphragme, pas de cellule électrique etc...
Début du chantier à 16 heures avec la construction de la boîte et les premiers essais. Quatre heures plus tard c'est la première image à peu près correcte. Le cadrage, le choix du temps de pose, chaque étape est une difficulté en soi.
Et en fin de soirée l'autoportrait est enfin là....
Le temps de pose ?
Euh... très exactement 15 minutes... mon record, je n'ai pas réussi à tenir le tiroir plus longtemps sur ma tête. Et il a fallu trois essais pour avoir une seule image.
Oui, je sais, avec un numérique et photoshop on a la même chose en moins de 2 minutes... mais ça n'a pas le même charme, si ? Franchement je trouve le résultat incroyable quand on sait qu'il suffit d'un simple petit trou dans une boîtes pour faire des images.
Début du chantier à 16 heures avec la construction de la boîte et les premiers essais. Quatre heures plus tard c'est la première image à peu près correcte. Le cadrage, le choix du temps de pose, chaque étape est une difficulté en soi.
Et en fin de soirée l'autoportrait est enfin là....
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| "Autoportrait au tiroir" - Sténopé - Scan du tirage papier positif 13x18 Contretype réalisé sous l'agrandisseur : 15 sec. d'exposition à f/16 |
Euh... très exactement 15 minutes... mon record, je n'ai pas réussi à tenir le tiroir plus longtemps sur ma tête. Et il a fallu trois essais pour avoir une seule image.
Oui, je sais, avec un numérique et photoshop on a la même chose en moins de 2 minutes... mais ça n'a pas le même charme, si ? Franchement je trouve le résultat incroyable quand on sait qu'il suffit d'un simple petit trou dans une boîtes pour faire des images.
Pour en savoir plus sur la prise de vue vous pouvez lire :
lundi 17 janvier 2011
L'envers de moi
"Photographier l'autre", ce sera le prochain thème du cours pour ce trimestre avec auparavant un petit détour par l'autoportrait. C'est bien connu : "Je est un autre"...
Les envies et les contraintes
Autoportrait donc, d'accord. Un sujet intéressant mais en ce qui me concerne avec plusieurs contraintes :
- Si je trouve l'idée de prendre des photos moi assez motivante, je n'ai pas forcément envie de montrer ces portraits sur internet. Mais je ne me vois pas non plus animer ce site avec un article ou je vous raconte que j'ai pris une super photo de moi, qu'elle est comme ci et comme ça, sans vous la montrer réellement. Donc sur cet autoportrait... je ne souhaite qu'on me reconnaisse pas facilement.
- Question technique, je souhaiterais poursuivre les expériences en argentique pour améliorer mon expérience du développement du film et du travail sous l'agrandisseur. Ne sachant pas exactement où je vais il faut donc être prêt à brûler un peu de pelloche pour un résultat incertain.
- Enfin, j'ai longuement ruminé plusieurs idées concernant la mise en scène de cet autoportrait. Pour ce premier essai j'avais envie d'expérimenter des photos prises dans le noir avec une petite lampe de poche qui éclaire mon visage, une sorte de light painting. J'aimerais adapter la technique mise en oeuvre par Gary Schneider : ce photographe prend des photos dans le noir total, illuminant son sujet avec un minuscule filet de lumière. Lors de la prise de vue il explore donc littéralement le corps de l'autre. Au final l'éclairage très particulier et le très longs temps de pose (plusieurs dizaines de minutes) produisent des images très originales et intrigantes.
La technique et les difficultés
Je me lance donc et première difficulté : se positionner par rapport à l'appareil. Il s'agit d'un réflex argentique, donc pas question comme en numérique de faire des images et de vérifier immédiatement si tout est bon. Là, on prend des photos et on aura la surprise lors du développement du négatif...
Deuxième difficulté : la mise au point et le temps de pose. J'essaie de faire une mise au point approximative. Dans le doute, je ferme le diaphragme à f/11 pour avoir une bonne profondeur de champ. Pour ce qui est du temps de pose, ben... c'est la grande inconnue ! Comment estimer la durée d'exposition avec la lumière produite par ma toute petite lampe de poche ? Je l'ai enveloppée dans un papier d'aluminium pour ne laisser échapper qu'un petit filet de lumière. Je choisis de faire des essais à 10, 20 et 30 secondes.
Troisième difficulté : déclencher, s'éclairer, ne pas bouger. Pour le déclenchement j'utilise une petite cellule infrarouge qui permet de démarrer la pose sans intervenir sur l'appareil photo. Après, on s'amuse à s'éclairer et on se rend compte que tenir une pose durant 30 secondes et bouger son bras pour déplacer la lampe de poche ne peut pas se faire sans... bouger la tête. Dès la prise de vue je sais donc que mes images seront floues mais je décide de poursuivre l'expérience. Pour que les photos ne me représentent pas de façon trop reconnaissable je décide même, sur certaines images, de me tartiner le visage de mousse à raser (ben oui de la mousse à raser. Création quand tu nous tiens !). La mousse à raser est blanche, elle va donc bien réfléchir la lumière. Elle permet aussi de masquer certains traits du visage et de donner plus de "texture" en créant de petits reliefs. En vous racontant tout cela je dois préciser une chose importante : non je ne consomme aucune substance illicite, promis :-)
La déception et... la déception
Voilà. Donc vous imaginez la scène : je suis dans le noir, avec ma mousse à raser de partout, je déclenche l'appareil et j'essaie d'illuminer certaines zones de mon visage. L'expérience s'arrête au bout d'une vingtaine d'images pour deux raisons. La première est que la pile de l'appareil photo lâche, elle était pourtant neuve. Est-ce parce que les longues poses sollicitent trop la batterie ? ou bien l'appareil est-il resté allumé alors que je pensais qu'il était éteint ? Je ne sais pas, toujours est-il qu'au bout de 20 minutes la pile rend l'âme sans prévenir. Je suis pourtant assez content d'arrêter la séance de façon prématurée car un deuxième facteur intervient : la mousse à raser finit par me démanger tout le visage :-)
Le lendemain soir je développe le film et c'est la deuxième déception. Voilà ce que ça donne.
Vous ne voyez rien ?
C'est normal, il n'y a -presque- rien d'enregistré sur le film :-((( Le temps de pose trop court et surtout le diaphragme trop fermé -f/11- font qu'il n'y a presque rien à voir et le négatif est pratiquement entièrement blanc.
La dernière déception et le résultat final
Une seule image semble exploitable, je décide d'essayer d'en faire un tirage quand même au risque de gâcher un peu de bain de développement. Sous l'agrandisseur l'image a l'air finalement intéressante. Assez graphique, on y devine les contours d'un visage et quelques traits bizarroïdes : ce sont les marques laissées par la lampe de poche qui, à un moment ou un autre, a dû involontairement se retrouver face à l'objectif.
Et puis non, quand même, il y a peut-être encore une dernière chose à faire : si l'image en négatif est plus intéressante que la version en positif, pourquoi ne pas faire un tirage papier en négatif ? En informatique pas de souci, en un clic c'est fait, mais avec un agrandisseur on fait comment ? La solution existe même si le cheminement est un peu long : j'ai mon film en négatif qui sous l'agrandisseur donnera un positif sur le papier. Si je prends ce positif et que je le "projette" sur un autre papier photo j'aurai un tirage papier mais cette fois-ci en négatif... Ce procédé, très ancien, reprend les principes des calotypes du XIXème siècle.
Concrètement on fait un sandwich de deux papiers photo. Le tirage positif est placé sur une feuille photo et on expose le tout à la lumière de l'agrandisseur. Le temps d'exposition n'est pas facile à déterminer et on perd bien entendu en "résolution" (avec une montée importante du grain car on cumule le grain du film avec celui du papier). Mais comme mes images sont floues c'est un inconvénient qui n'a pas beaucoup d'importance ici :-)
Donc, après plusieurs heures de travail, voici enfin le résultat tant attendu.
Pam-pam-pam ! Roulements de tambours.
Bon, à première vue on n'a pas l'impression qu'il faut des heures pour obtenir ça.
A deuxième vue on se dit qu'il y a une certaine marge avant d'obtenir des résultats qui se rapprocheraient de Gary Schneider.
A troisième vue on se demande qui est sur l'image.
L'objectif est donc en partie atteint : c'est un autoportrait où je suis très clairement... méconnaissable :-)
Les envies et les contraintes
Autoportrait donc, d'accord. Un sujet intéressant mais en ce qui me concerne avec plusieurs contraintes :
- Si je trouve l'idée de prendre des photos moi assez motivante, je n'ai pas forcément envie de montrer ces portraits sur internet. Mais je ne me vois pas non plus animer ce site avec un article ou je vous raconte que j'ai pris une super photo de moi, qu'elle est comme ci et comme ça, sans vous la montrer réellement. Donc sur cet autoportrait... je ne souhaite qu'on me reconnaisse pas facilement.
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| Gary Schneider - Heads - Thomas 2008 |
- Enfin, j'ai longuement ruminé plusieurs idées concernant la mise en scène de cet autoportrait. Pour ce premier essai j'avais envie d'expérimenter des photos prises dans le noir avec une petite lampe de poche qui éclaire mon visage, une sorte de light painting. J'aimerais adapter la technique mise en oeuvre par Gary Schneider : ce photographe prend des photos dans le noir total, illuminant son sujet avec un minuscule filet de lumière. Lors de la prise de vue il explore donc littéralement le corps de l'autre. Au final l'éclairage très particulier et le très longs temps de pose (plusieurs dizaines de minutes) produisent des images très originales et intrigantes.
La technique et les difficultés
Je me lance donc et première difficulté : se positionner par rapport à l'appareil. Il s'agit d'un réflex argentique, donc pas question comme en numérique de faire des images et de vérifier immédiatement si tout est bon. Là, on prend des photos et on aura la surprise lors du développement du négatif...
Deuxième difficulté : la mise au point et le temps de pose. J'essaie de faire une mise au point approximative. Dans le doute, je ferme le diaphragme à f/11 pour avoir une bonne profondeur de champ. Pour ce qui est du temps de pose, ben... c'est la grande inconnue ! Comment estimer la durée d'exposition avec la lumière produite par ma toute petite lampe de poche ? Je l'ai enveloppée dans un papier d'aluminium pour ne laisser échapper qu'un petit filet de lumière. Je choisis de faire des essais à 10, 20 et 30 secondes.
Troisième difficulté : déclencher, s'éclairer, ne pas bouger. Pour le déclenchement j'utilise une petite cellule infrarouge qui permet de démarrer la pose sans intervenir sur l'appareil photo. Après, on s'amuse à s'éclairer et on se rend compte que tenir une pose durant 30 secondes et bouger son bras pour déplacer la lampe de poche ne peut pas se faire sans... bouger la tête. Dès la prise de vue je sais donc que mes images seront floues mais je décide de poursuivre l'expérience. Pour que les photos ne me représentent pas de façon trop reconnaissable je décide même, sur certaines images, de me tartiner le visage de mousse à raser (ben oui de la mousse à raser. Création quand tu nous tiens !). La mousse à raser est blanche, elle va donc bien réfléchir la lumière. Elle permet aussi de masquer certains traits du visage et de donner plus de "texture" en créant de petits reliefs. En vous racontant tout cela je dois préciser une chose importante : non je ne consomme aucune substance illicite, promis :-)
La déception et... la déception
Voilà. Donc vous imaginez la scène : je suis dans le noir, avec ma mousse à raser de partout, je déclenche l'appareil et j'essaie d'illuminer certaines zones de mon visage. L'expérience s'arrête au bout d'une vingtaine d'images pour deux raisons. La première est que la pile de l'appareil photo lâche, elle était pourtant neuve. Est-ce parce que les longues poses sollicitent trop la batterie ? ou bien l'appareil est-il resté allumé alors que je pensais qu'il était éteint ? Je ne sais pas, toujours est-il qu'au bout de 20 minutes la pile rend l'âme sans prévenir. Je suis pourtant assez content d'arrêter la séance de façon prématurée car un deuxième facteur intervient : la mousse à raser finit par me démanger tout le visage :-)
Le lendemain soir je développe le film et c'est la deuxième déception. Voilà ce que ça donne. Vous ne voyez rien ?
C'est normal, il n'y a -presque- rien d'enregistré sur le film :-((( Le temps de pose trop court et surtout le diaphragme trop fermé -f/11- font qu'il n'y a presque rien à voir et le négatif est pratiquement entièrement blanc.
La dernière déception et le résultat final
Une seule image semble exploitable, je décide d'essayer d'en faire un tirage quand même au risque de gâcher un peu de bain de développement. Sous l'agrandisseur l'image a l'air finalement intéressante. Assez graphique, on y devine les contours d'un visage et quelques traits bizarroïdes : ce sont les marques laissées par la lampe de poche qui, à un moment ou un autre, a dû involontairement se retrouver face à l'objectif.
Et puis non, quand même, il y a peut-être encore une dernière chose à faire : si l'image en négatif est plus intéressante que la version en positif, pourquoi ne pas faire un tirage papier en négatif ? En informatique pas de souci, en un clic c'est fait, mais avec un agrandisseur on fait comment ? La solution existe même si le cheminement est un peu long : j'ai mon film en négatif qui sous l'agrandisseur donnera un positif sur le papier. Si je prends ce positif et que je le "projette" sur un autre papier photo j'aurai un tirage papier mais cette fois-ci en négatif... Ce procédé, très ancien, reprend les principes des calotypes du XIXème siècle.
Concrètement on fait un sandwich de deux papiers photo. Le tirage positif est placé sur une feuille photo et on expose le tout à la lumière de l'agrandisseur. Le temps d'exposition n'est pas facile à déterminer et on perd bien entendu en "résolution" (avec une montée importante du grain car on cumule le grain du film avec celui du papier). Mais comme mes images sont floues c'est un inconvénient qui n'a pas beaucoup d'importance ici :-)
Donc, après plusieurs heures de travail, voici enfin le résultat tant attendu.
Pam-pam-pam ! Roulements de tambours.
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| Canon Eos 100 - Zoom 30-80mm - 50mm à f/11 - Pause de 30 secondes Filtre grade 1- Premier tirage papier 13x18 : 25 secondes à f/8 - Contretype pour obtenir un positif : 20 sec. à f/2.8 |
A deuxième vue on se dit qu'il y a une certaine marge avant d'obtenir des résultats qui se rapprocheraient de Gary Schneider.
A troisième vue on se demande qui est sur l'image.
L'objectif est donc en partie atteint : c'est un autoportrait où je suis très clairement... méconnaissable :-)
jeudi 23 décembre 2010
Cindy Sherman revisitée
Pour prendre mes premières photos en noir et blanc il fallait un sujet.
Et pour rester dans la veine des tâches ménagères (lire à ce sujet Etude de mouvements et anomalies) une image de Cindy Sherman de la fin des années 70 semblait un bon point de départ. Dans ces autoportraits Cindy Sherman se met en scène comme une actrice de cinéma dans des remake de scènes de films.
Voici l'image retenue pour cet exercice de style :
Cette photo était exposée en 2006 au Musée de jeu de Paumes lors d'une rétrospective consacrée à Cindy Sherman (à voir aussi les images de cette artiste dans l'article Gregory Crewdson à Baden-Baden)
Vous êtes prêts ?
Alors voilà notre image réalisée 100% maison de la prise de vue au tirage papier en passant par le développement du négatif noir et blanc.
Voilà donc une tentative de recréer "l'ambiance" de l'image de départ : pose, tenue vestimentaire, premier plan et lieu de prise de vue même si certains éléments ne sont pas parfaitement identiques (cadrage, lumière, focale de l'objectif - bêtement derrière l'appareil photo il y a un mur ce qui empêche de prendre plus de recul). Le tirage papier est nettement plus doux que l'image présentée ci-dessus (qui est un scan de la photo papier... qu'on peut désormais accrocher dans la cuisine à côté de la "vraie" Cindy).
Il serait amusant de recréer la série complète en reprenant une à une les photos de la série Untitled Film Still. Pour que les images d'aujourd'hui ne soient pas qu'une simple reprise des photos originales on pourrait intégrer dans le décor un détail inattendu, ici un four à micro-ondes par exemple. Cet élément incongru ou anachronique viendrait souligner le pastiche.
Pour la petite histoire, hier soir j'ai transformé la cuisine en labo photo avec du bazar tout partout pour réaliser le tirage papier. Ce n'était vraiment pas facile et j'ai abandonné au bout d'une heure : je n'avais aucune lumière (rouge) et tout manipuler complètement dans le noir s'est avéré totalement impossible. Je suis donc allé me coucher un peu dépité.
Au milieu de la nuit une petite lumière me réveille, c'est celle de mon radio-réveil et... elle est rouge !!! Ok, je fonce dans la cuisine avec mon radio-réveil comme petite lampe et je me relance dans les tirages. Le radio-réveil en question indiquait 4 heures du matin et une heure plus tard l'image que vous voyez ci-dessus était en train de sécher...
Allez, assez joué, on passe aux choses sérieuses :
Bonnes fêtes de fin d'année !
Et pour rester dans la veine des tâches ménagères (lire à ce sujet Etude de mouvements et anomalies) une image de Cindy Sherman de la fin des années 70 semblait un bon point de départ. Dans ces autoportraits Cindy Sherman se met en scène comme une actrice de cinéma dans des remake de scènes de films.
Voici l'image retenue pour cet exercice de style :
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| Cindy Sherman - Untitled Film Still #3 - 1977 |
Vous êtes prêts ?
Alors voilà notre image réalisée 100% maison de la prise de vue au tirage papier en passant par le développement du négatif noir et blanc.
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| (Tribute to Cindy Sherman Canon EOS 100 - Film Ilford HP5 400 asa Négatif développé 20 min dans du ID-11 dilué à 1+3 - Photo n°24 - Tirage 13x18 : 23 sec. à f:8 - Filtre grade 1) |
Il serait amusant de recréer la série complète en reprenant une à une les photos de la série Untitled Film Still. Pour que les images d'aujourd'hui ne soient pas qu'une simple reprise des photos originales on pourrait intégrer dans le décor un détail inattendu, ici un four à micro-ondes par exemple. Cet élément incongru ou anachronique viendrait souligner le pastiche.
Pour la petite histoire, hier soir j'ai transformé la cuisine en labo photo avec du bazar tout partout pour réaliser le tirage papier. Ce n'était vraiment pas facile et j'ai abandonné au bout d'une heure : je n'avais aucune lumière (rouge) et tout manipuler complètement dans le noir s'est avéré totalement impossible. Je suis donc allé me coucher un peu dépité.
Au milieu de la nuit une petite lumière me réveille, c'est celle de mon radio-réveil et... elle est rouge !!! Ok, je fonce dans la cuisine avec mon radio-réveil comme petite lampe et je me relance dans les tirages. Le radio-réveil en question indiquait 4 heures du matin et une heure plus tard l'image que vous voyez ci-dessus était en train de sécher...
Allez, assez joué, on passe aux choses sérieuses :
Bonnes fêtes de fin d'année !
Pour voir la série complète, voir :
Le remake de trois "Untitled film still" de Cindy Sherman
A lire aussi au sujet du développement noir et blanc :
Le remake de trois "Untitled film still" de Cindy Sherman
A lire aussi au sujet du développement noir et blanc :
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